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Répondez aux questions suivantes pour participer au tirage au sort (règlement du jeu)
Quel était le titre du précédent film de Olivier Dahan ?
La Môme
La Haine
Gainsbourg, une vie héroïque
 
Qui a composé la bande-originale du film ?
David Bowie
Bob Dylan
Neil Young
 
Quel est le métier de Jane (Renée Zellweger) dans le film ?
Chanteuse
Peintre
Barmaid
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Rien ne destinait Renée Zellweger à devenir une star de cinéma. C’est dans le cadre de ses études en littérature à l’université du Texas qu’elle s’inscrit à un cours de théâtre et se découvre ainsi un penchant pour la comédie. Elle persiste dans cette voie et apparaît pour la première fois au petit écran dans un téléfilm, A TASTE FOR KILLING , en 1992. Elle a 23 ans, le cinéma commence à noter son existence. Richard Linklater lui offre une fugitive apparition dans DAZED AND CONFUSED , bientôt suivi par Ben Stiller qui l’engage dans GENER ATION 90 et C.M. Talkington qui lui confie le rôle de la fiancée d’un voleur en cavale dans L’AMOUR ET UN .45, lequel vaut à Renée une nomination à l’Independant Spirit Award. Sur quoi, elle se retrouve dans MASSACRE À LA TRONÇONEUSE , LA NOUVELLE GÉNÉRATION , aux côtés de Matthew McConaughey et décide de quitter le Texas pour tenter sa chance à Hollywood. Bien lui en prend, puisque Cameron Crowe, séduit par sa sensibilité, lui fait jouer la jolie veuve qui fait craquer Tom Cruise dans JERRY MAGUIRE . Le métier, les critiques et le public retiennent son sourire et sa douceur. Renée enchaîne avec LE SUSPECT IDÉAL, CONTRE-JOUR , LE CÉLIBATAIRE et NURSEBETT Y de Neil Labute, pour lequel elle remporte le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie. Mais c’est LE JOURNAL DE BRIDGET JONES , de Sharon Maguire, qui en fait véritablement une star en 2001. Elle y gagne une nomination dans la catégorie meilleure actrice aux Oscars, aux Golden Globes et aux BAFTA, ainsi qu’une renommée internationale. L’année suivante, elle confirme l’étendue de son talent en interprétant la meurtrière Roxie Hart dans CHICAGO de Rob Marshall, qui lui vaut son deuxième Golden Globe et une deuxième nomination aux Oscars. La consécration a lieu en 2003, lorsque Renée Zellweger rafle l’Oscar du meilleur second rôle, ainsi que le BAFTA, le Golden Globe et quantités d’autres prix pour RETOUR À COLD MOUNTAIN, une fresque romantique signée Anthony Minghella, où elle donne la réplique à Nicole Kidman et Jude Law. Depuis, on a pu la voir auprès de Russel Crowe dans DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE , dans les atours victoriens de MISS POTTER , dans JEU DE DUPES de George Clooney et sous les soleils de plomb de APPALOOSA. Renée Zellweger a également prêté sa voix à GANG DE REQUINS , BEE MOVIE - DRÔLE D’ABEILLE et MONSTRES CONTRE ALIENS .
Forest Steven Whitaker est né le 15 juillet 1961 à Longview, au Texas. Il a grandi entre Los Angeles et Carson, en Californie, et vit aujourd’hui dans la Cité des Anges avec sa femme Keisha et ses enfants. Il entame sa carrière d’acteur en 1982 dans T.A.G. : LE JEU DE L’ASSASSINAT, un thriller de Nick Castle avec Linda Hamilton et Robert Carradine. Par la suite, de LA COULEUR DE L’ARGENT à MY OWN LOVE SONG, en passant par PLATOON , GOD MORNING , VIETNAM, THE CRYING GAME, BODY SNATCHERS - L’INVASION CONTINUE , GHOST DOG - LA VOIE DU SAMOURAÏ, SMOKE , LA MUTANTE ou PANIC ROOM, Whitaker s’essaiera à tous les registres, que ce soit dans le cinéma commercial ou indépendant. Des choix éclectiques qui lui ont valu, parmi quantité de prix, la palme du meilleur acteur pour BIRD, le Golden Globe et l’Oscar pour LE DERNIER ROI D’ÉCOSSE , ce qui fait de lui le quatrième oscarisé afro-américain depuis Sidney Poitier. Dix ans après ses débuts d’acteur, Forest Whitaker fait une première incursion dans la mise en scène avec STRAPPED , un téléfilm destiné à la HBO qui remporte le prix de la critique au festival de Toronto en 1993. Il récidivera, au cinéma cette fois, avec OÙ SONT LES HOMMES , AINSI VA LA VIE et DES ÉTOILES PLEIN LES YEUX , dans lesquels il dirige des acteurs aussi divers que Angela Basset, Harry Connick Jr, Katie Holmes ou Michael Keaton. Parallèlement à ses activités d’acteur et de réalisateur, Whitaker a également officié en tant que producteur et producteur exécutif sur des films tel que A RAGE IN HARLEM – LA REINE DES POMMES , de Bill Duke, des documentaires engagés comme KASSIM THE DREAM, l’histoire d’un enfant soldat ougandais devenu champion de boxe, ainsi que des mini-séries telle que UNE QUESTION DE COURAGE, nommée deux fois aux Golden Globes et lauréate de six Emmy. Fort de sa notoriété, Forest met son nom au service de causes qui lui tiennent à coeur. Il soutient ainsi activement des organisations caritatives venant en aide aux adolescents maltraités, défendant le droit des animaux, finançant des recherches contre le cancer. Il est par ailleurs depuis quelques années le porte-parole de Hope North, un campus ougandais accueillant orphelins, réfugiés et enfants soldats.
Madeline voit le jour dans le Connecticut un jour de septembre 1985. La légende veut que ce soit Woody Allen qui la découvre pendant le casting d’ALICE, en 1990. Toujours est-il que l’année de ses 7 ans, Madeline décroche son premier rôle dans LA MAIN SUR LE BERCEAU de Curtis Hanson, une histoire de nanny machiavélique, et qu’elle n’a plus cessé de tourner depuis. Si elle apparaît le temps d’un épisode dans NEW YORK POLICE JUDICIAIRE ou JAG, c’est avec UNE NOUNOU D’ENFER, dans lequel elle joue pendant six ans l’adorable Grace de la famille Sheffield, qu’elle révèle l’ampleur de ses talents de comédienne, le personnage étant largement improvisé. Devenue une mini-star de la télévision dès 1993, la jeune fille écume les séries. GILMORE GIRLS, KING OF THE HILL, 7 À LA MAISON , GREY’S ANATO MY, GHOST WHISPERER la voient grandir, gagner en maturité. En 2007, elle obtient le rôle récurrent de Mia Lewis dans CALIFORNICATION et, en 2009, celui de Gretchen Berg dans onze épisodes de HEROES . Côté cinéma, à part Olivier Dahan, rares sont les réalisateurs à avoir su exploiter la candeur et les dons tragi-comiques de Madeline Zima. Mais à 25 ans, la demoiselle est loin d’avoir dit son dernier mot.
Originaire du Nebraska, Nick Nolte commence par brûler les planches dans des productions régionales, le temps de réaliser qu’il veut réellement devenir comédien. Au début des années 70, il enchaîne des rôles oubliables dans des séries oubliées jusqu’à ce qu’un directeur de casting ait la bonne idée de l’engager dans LE RICHE ET LE PAUVRE , un feuilleton quasi légendaire, gratifié de 4 Emmy sur 23 nominations en 1976 et de 4 Golden Globes sur 6 nominations en 1977. Il n’en fallait pas plus pour que Hollywood s’intéresse à lui. Il se retrouve face à Jacqueline Bisset dans LES GRANDS FONDS , fait équipe avec Eddie Murphy dans 48H de Walter Hill, pourrit la vie de Bette Midler et Richard Dreyfuss dans LE CLOCHARD DE BEVERLY HILLS, affronte De Niro dans LES NERFS À VIF de Scorsese, prend du poids, des rides, une stature qui en font rapidement un monstre sacré comme le cinéma les affectionne. Dans les années 90, Nick Nolte est nommé deux fois à l’Oscar du meilleur acteur : pour LE PRINCE DES MARÉES en 1992, dans lequel il campe un homme traumatisé par une mère dominatrice, et pour AFFLICTION en 1999, dans lequel il interprète un shérif alcoolique. Il repart bredouille mais y gagne son statut d’acteur caméléon. Des cinéastes aussi différents que James Ivory, Oliver Stone, Terrence Malick, Alan Rudolph, Olivier Assayas, Michael Polish et Ang Lee font appel à lui. On le trouve dans des drames comme HÔTEL RWANDA, des fables fantastiques comme Les chroniques de SPIDERWICK, des comédies comme TONNERE SOUS LES TROPIQUES , des féeries humanistes comme MY OWN LOVE SONG.
Jeudi 18 mars - UGC Ciné Cité le halles à 20h45
En présence d'Olivier Dahan & Forest Whitaker

25 mars 2010 – UGC Ciné Cité Lyon
26 mars 2010 – Kinepolis Lille Lomme
26 mars 2010 – Kinepolis Saint Julien Les Metz
26 mars 2010 – Méga CGR Rennes La Mézières
26 mars 2010 – Les Carmes Orléans
30 mars 2010 – Méga CGR Tours
26 mars 2010 – Méga CGR Tours
30 mars 2010 – UGC Ciné Cité Bordeaux
30 mars 2010 – ABC Toulouse
30 mars 2010 – Le Rialto Nice
30 mars 2010 – UGC Ciné Cité Strasbourg
30 mars 2010 – Le Saint-Sébastien Nancy
30 mars 2010 – Pathé Echirolles Grenoble
30 mars 2010 – Le lido Limoges
30 mars 2010 – Le Castille Poitiers
30 mars 2010 – UGC Bordeaux
30 mars 2010 – Ciné Dôme Aubiere Clermont-ferrand
30 mars 2010 – UGC Saint Quentin en Yvelines
30 mars 2010 – Les Carmes Orléans
30 mars 2010 – Le Prado à Marseille
1er avril 2010 – UGC Ciné Cité Rouen
2 avril 2010 – Le Castillet Perpignan
5 avril 2010 – Gaumont Nantes
Entretien avec Olivier Dahan

Pour LA MÔME, c’est une photo qui vous a donné envie de réaliser un film sur Piaf. Quel a été l’élément déclencheur pour MY OWN LOVE SONG ?
Il n’y en a aucun. Je suis handicapé. J’ai grandi dans un hôpital. La vraie histoire je la connais, mais je ne suis pas encore capable de l’écrire et d’en faire un film. Ce film est une première approche sous la forme d’un film de genre. Dans un premier temps au début de l’écriture, il n’y était question que de handicaps physiques. Puis j’ai voulu étendre le champ des handicaps possibles, qu’ils soient physiques, psychiques ou sociaux, parler de la difficulté que ça représente de s’adapter au monde extérieur avec ces handicaps. Le tout sous forme d’un film de genre simple, clair et un peu naïf.


Qu’est-ce que cette naïveté vous autorisait ?
L’optimisme.
Penser que les gens en difficulté s’entraident, que certains sont prêts à servir de béquille à leur voisin. Quelquefois j’y crois et quelquefois je n’y crois pas vraiment.


Mais vous essayez d’y croire avec ce film...
Oui, je crois que LA MÔME était assez noir. Je ne voulais pas prendre le contre-pied mais j’avais envie d’aller vers quelque chose de plus heureux, de faire un film d’amour. Ou de foi je ne sais pas . Je change, je ne suis plus exactement la même personne qui a écrit DÉJÀ MORT . Heureusement pour moi !


La naïveté amène aussi au merveilleux, qui est souvent présent dans vos films.
Quand j’écris j’ai besoin d’avoir une fenêtre ouverte sur le versant onirique de l’histoire. ça me permet d’aller plus loin avec les personnages, de rentrer dans leur tête et de rendre visuelles leurs émotions. C’est un peu de liberté aussi.


Comment écrit-on un film aussi impressionniste ?
En organisant ce que je suis et ce que je vois autour de moi. Je fais en sorte qu’entre les lignes il y ait des idées à dégager pendant le tournage. Ce n’était pas écrit, mais c’était là, ce que j’écris est un élément de travail qui va m’aider à faire le film que j’ai en tête. Mais il faut que ça soit assez compréhensible pour que les producteurs voient ce que je veux faire et aient envie de s’impliquer. Je n’ai pas envie de croire que le cinéma est un art qui ne sert qu’à raconter des histoires ou en tout casque ces histoires ne puissent pas prendre des formes différentes.


Pourquoi avoir situé l’intrigue en Louisiane, et plus précisément à la Nouvelle Orléans ?
Parce que je connais bien la Nouvelle Orléans, j’y suis allé pour la première fois il y a vingt ans et j’y retourne souvent. J’adore cet endroit, son vécu enrichissait les personnages et les séquelles des ouragans sont comme les cicatrices des personnages.


Les lieux ont-ils eu une influence directe sur votre mise en scène ?
Oui. C’est pour ça que mes repérages ont duré des mois. Je voulais que les décors soient évocateurs, qu’ils m’inspirent quelque chose d’immédiat, que chacun d’eux me donne une impulsion créative. Quand j’arrive sur le plateau, j’ai une idée du ton que je veux, mais pas d’images réellement. La mise en scène ne me vient qu’au moment de tourner, c’est imprévisible, intuitif, pas raisonné du tout. Je sais que c’est assez déstabilisant pour une équipe, mais je fais ce que je peux. Si le décor nem’inspire pas, je ne peux rien faire. Parfois, il y a des surprises, comme ce bord de route que j’avais repéré, qui était idyllique avec tous ses arbres. À l’époque du tournage, il n’était plus idyllique du tout : une tempête était passée par là, ça ressemblait plutôt à un cimetière d’arbres, avec des troncs brisés par terre, des racines jaillissant du sol. Mais c’était intéressant, parce que ça donnait une autre tonalité à la scène.


Comment avez-vous résisté à la tentation de l’esthétisme dans un pays aussi beau ?
Mon but n’était pas de faire une démonstration de mise en scène. Les décors devaient être crédibles par rapport à la psychologie des personnages et à l’histoire que je racontais. Je voulais de la simplicité, pas de maniérisme. J’ai essayé de trouver un équilibre : je n’ai pas cherché la belle image comme j’ai pu le faire à une période. Je me méfie de moi-même, maintenant. J’apprends à lâcher du lest sur le plan visuel. Même en ce qui concerne la lumière, je me suis réfréné. J’ai demandé des éclairages spécifiques à Matthew Libatique, le directeur de la photo, pour certaines scènes oniriques comme celle de la forêt, mais pour le reste je rêvais plutôt d’une lumière naturelle.


La nature, présente par petites touches, donne une dimension paradoxalement rêveuse et réaliste à certaines scènes...
ça faisait partie de ces «entre-lignes» dont je parlais, qui ne figuraient pas dans le scénario mais dont j’avais besoin pour apporter une respiration, refléter une émotion qui sinon serait restée invisible. Tous les gens sont comme ça quand ils pensent, leur esprit dérive, s’attache à des détails, part dans des rêveries...


La bande originale, composée par Bob Dylan, capture l’âme du film. Comment Dylan a-t-il procédé ?
Il s’est basé sur le scénario et les notes que je lui ai envoyés. L’amour, la foi et l’amitié, avec une approche très simple, pas intellectualisée. Il a composé les morceaux pendant que j’étais en tournage, je ne pouvais pas lui montrer les rushes alors je lui faisais des petits clips. Mais je savais qu’il avait compris ce que je voulais raconter dès le début de la collaboration. On s’est parlé par téléphone des thèmes du film et de son esthétique. Il m’envoyait les maquettes pendant le tournage. Sa seule contrainte a été d’écrire une chanson avec un contenu très particulier, celle que le personnage de Jane chante à son fils qu’elle retrouve après sept ans d’absence, intitulée «Life is hard» Il a écrit beaucoup plus de chansons qu’il n’en fallait. Il a composé des instrumentaux également. La première fois que l’on s’est rencontrés, il était très soucieux de savoir si la musique collait avec ce que j’imaginais. J’ai eu beaucoup de chance de travailler avec cet immense artiste.


Les deux chansons interprétées par Renée Zellweger sont magnifiques. Comment a-t-elle travaillé ?
Et comment s’est passé le casting ?

Renée est une actrice formidable. Pour «Life is hard», elle a chanté plus d’une centaine de versions en studio d’enregistrement à New York. Elle ne devait pas seulement chanter mais surtout faire passer l’émotion de la scène, de cette mère qui déclare son amour à son petit garçon. Je ne la connaissais pas, j’ai vu d’autres actrices, mais elle était Jane. Comme pour Forest, c’est un travailleur qui ne laisse rien au hasard. Forest est un ami, c’est d’ailleurs lui qui m’a poussé à écrire ce film. C’était fascinant de le voir travailler, il va très loin dans la compréhension de son personnage. J’ai beaucoup appris avec lui sur mon métier. C’est un humaniste. Nous retravaillerons ensemble. Nick Nolte, je suis fan, comme pour Dylan, depuis tout jeune. C’est un grand acteur et un homme avec un énorme charisme. De telles rencontres sont une chance et font que le chemin est aussi intéressant pour moi que le but.


On retrouve votre amour pour la musique, le merveilleux et l’enfance dans MY OWN LOVE SONG, mais on découvre aussi des pures scènes de comédie, totalement inattendues de votre part.
J’évolue j’espère, (rires) je ne voulais surtout pas faire un film dramatique, d’ailleurs à aucun moment on assiste à un drame, toutes les tragédies qu’ont traversées les personnages ont déjà eu lieu quand le film commence. La comédie m’a toujours attiré, comme la danse ou l’animation, j’attends juste d’être prêt. Bientôt. Je n’écrirai pas mes prochains films, j’ai envie de m’amuser et de partager l’univers d’autres personnes. De toutes façons, tout cela n’est pas si sérieux !